Italie: populisme et après…

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Quatre vingt cinq jours sans gouvernement! Pour la presse italienne, cette crise politique est la plus grave depuis la naissance de la République en 1947. Désormais le pays se divise entre ceux qui pensent que le Mouvement 5 Etoiles ou La Ligue représentent l’avenir du pays, et les autres qui pensent au contraire que leur alliance serait un drame pour la péninsule. Dans les prochains mois, et peut-être les prochaines années, l’Italie écrira une nouvelle page de son histoire et sera un pays « à surveiller ». Premier pays fondateur de l’Union Européenne à choisir une voie « populiste » pour tenter de sortir d’un malaise profond où la misère et la pauvreté de certains, croisent les peurs des autres, le tout imbibé d’une bonne dose de pessimisme pour le futur. « La misère enseigne à prier » écrivait Goethe, « si quelqu’un veut l’apprendre qu’il aille en Italie, l’étranger y trouvera à coup sur la misère. » En 2018, si Goethe revenait en Italie, il n’irait sans doute pas jusque là,  mais il est évident que la crise et l’Euro ont obligé les Italiens à se serrer la ceinture, leurs salaires sont souvent en dessous de la moyenne européenne, et la différence entre les nantis et les autres est de plus en plus marquée. Le Mouvement 5 Etoiles et La Ligue affirmaient et pourraient encore affirmer, vouloir s’unir pour faire un gouvernement du changement, pour résoudre les problèmes des Italiens, en considérant que les règles imposées par l’Europe devraient être assouplies ou tout simplement supprimées. Le retour aux urnes, qui s’annonce, changera-t-il la donne? Les Italiens auront-ils reçu le message des marchés et des bourses, comme l’affirme le commissaire européen Oettinger? Le Mouvement 5 Etoiles continuera-t-il sa percée populiste? La Ligue retrouvera-t-elle la route de Silvio Berlusconi? La gauche italienne s’unira à nouveau pour tenter de donner des réponses plus constructives? Le Président Mattarella devra-t-il se résoudre à accepter un gouvernement anti-UE?  Quoi qu’il arrive, une deuxième campagne électorale se transformera en referendum, pro ou contre l’Europe, pro ou contre « les pouvoirs forts » (l’expression italienne qui englobe un peu tout, les marchés, les bourses, les institutions européennes…), avec ou contre le « peuple »…Et nous tenterons jour après jour d’y voir un peu plus clair… Ciao

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